
C’est dans les moments de crise que se mesure véritablement la qualité d’un leadership.
Lorsque survient brutalement une situation qui ne laisse guère de place à l’hésitation ni aux lenteurs administratives, la capacité à décider vite, à donner une orientation claire et à mobiliser immédiatement l’appareil de l’État devient une exigence fondamentale. La crise provoquée par l’incendie survenu au sein des installations de la société d’électricité en constitue, à cet égard, une illustration particulièrement significative.
Dans cette circonstance, la fermeté dont a fait preuve Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République, ainsi que la célérité avec laquelle il a donné ses orientations pour contenir les conséquences de l’incident et accélérer le rétablissement du service, méritent d’être pleinement saluées.
Il ne s’agissait nullement d’une simple défaillance technique. Une interruption prolongée de l’électricité à Nouakchott est susceptible d’affecter en cascade l’approvisionnement en eau, les établissements de santé, les activités économiques, les communications, les services publics et, plus largement, la vie quotidienne de centaines de milliers de citoyens. Dans un tel contexte, chaque heure compte et chaque retard peut amplifier considérablement les conséquences de l’incident initial.
C’est précisément là que réside la portée de la réaction présidentielle : ne pas laisser la crise s’installer, ne pas permettre que l’urgence soit absorbée par les lenteurs de la routine administrative, mais placer immédiatement la recherche d’une solution au premier rang des priorités de l’État.
Cette démarche a trouvé son prolongement dans l’action du Premier ministre, Son Excellence Monsieur Mokhtar Ould Diay, dont la mobilisation et le suivi de la situation ont contribué à donner une traduction opérationnelle aux orientations de la Présidence de la République.
Ce qui mérite particulièrement d’être relevé n’est donc pas seulement le retour du courant électrique, mais la rapidité avec laquelle l’État est passé de la situation d’urgence à la recherche concrète d’une solution. Dans une crise de cette nature, chaque heure gagnée représente des familles épargnées par des désagréments supplémentaires, des services essentiels préservés, des activités économiques maintenues et des pertes potentielles évitées.
La fermeté présidentielle prend ainsi tout son sens. Elle traduit une conception claire de l’action publique : les infrastructures essentielles ne peuvent être considérées comme de simples questions techniques relevant exclusivement de la gestion courante. Elles touchent directement à la vie des citoyens et relèvent, à ce titre, de la responsabilité politique la plus élevée.
Il faut également souligner que la fermeté ne se mesure ni au nombre d’instructions données ni au ton employé. Elle se mesure à la clarté de la décision, à la rapidité de son exécution, à la continuité du suivi et, surtout, à la capacité d’obtenir rapidement un résultat concret.
C’est cette articulation entre décision, mobilisation et résultat qui donne à la réponse apportée à cette crise toute sa valeur. Elle montre qu’en situation d’urgence, lorsque la décision politique est claire et assumée, l’administration peut se mobiliser avec une célérité à la hauteur des attentes des citoyens.
Il serait évidemment légitime que cet incident donne lieu à toutes les évaluations techniques nécessaires, afin d’en déterminer les causes, d’identifier les éventuelles vulnérabilités et de renforcer les dispositifs de prévention et de sécurité. Mais cette nécessaire exigence de vigilance ne doit pas occulter un fait essentiel : dans un moment de forte tension, l’État a répondu présent et la plus haute autorité du pays a fait le choix de l’action, de la fermeté et de la rapidité.
Les citoyens, dans les moments difficiles, attendent moins de longues explications que des solutions concrètes. Ils veulent savoir que l’État est là, qu’il suit la situation et qu’il agit lorsque leurs conditions de vie sont directement affectées. C’est pourquoi la rapidité avec laquelle cette crise a été prise en charge revêt également une dimension importante en matière de confiance publique.
Au fond, la véritable leçon de cette crise tient en une formule simple : l’État doit être plus rapide que la crise, la décision plus rapide que ses conséquences et la solution plus rapide que l’installation de la difficulté dans le quotidien des citoyens.
C’est aussi cela, la marque d’un leadership efficace : savoir reconnaître immédiatement la gravité d’une situation, décider sans tergiverser, mobiliser les moyens nécessaires et veiller à ce que la décision se traduise, dans les meilleurs délais, par un résultat tangible.
À cet égard, la fermeté et la célérité dont a fait preuve le Président de la République dans la gestion de cette crise méritent d’être relevées et appréciées à leur juste mesure.

